Choisir son nom de domaine : les règles à suivre

Choisir son nom de domaine

Le nom de domaine est l’adresse de votre site (par exemple freanky.com). Il apparaît sur vos cartes de visite, vos devis, vos e-mails et dans les résultats de Google. Le choisir prend quelques minutes, mais le changer plus tard demande beaucoup plus de travail. Voici les règles qui permettent de bien choisir son nom de domaine, et ce qu’il faut savoir sur son effet réel sur le référencement.

Nom de domaine, extension, hébergement : de quoi parle-t-on ?

  • Le nom de domaine est composé d’un nom (ici « freanky ») et d’une extension (« .com », « .fr »…).
  • Il se réserve pour une durée déterminée, en général un an renouvelable, auprès d’un bureau d’enregistrement (registrar).
  • L’hébergement est l’espace sur un serveur où sont stockés les fichiers du site. C’est un service distinct, même s’il est souvent vendu avec le nom de domaine.

Vous ne devenez jamais propriétaire définitif d’un nom de domaine : vous en êtes le titulaire tant que vous le renouvelez. D’où l’importance de suivre les dates d’échéance.

1. Privilégier le nom de votre marque

Le meilleur nom de domaine est souvent tout simplement le nom de votre entreprise. Il est cohérent avec votre enseigne, vos documents et votre fiche Google, et il vous suivra si vos services évoluent.

Un nom composé uniquement de mots-clés (« plombier-toulouse-pas-cher.fr ») peut sembler malin, mais il fait moins professionnel, se retient mal et vous enferme dans une activité ou une ville.

2. Ne pas compter sur les mots-clés pour le SEO

Pendant longtemps, avoir le mot-clé dans l’adresse donnait un petit avantage. Ce n’est plus vrai : Google a réduit l’effet des noms de domaine « à mots-clés exacts » dès 2012. Aujourd’hui, le nom de domaine a un impact faible sur le référencement. Ce qui compte, ce sont le contenu des pages, leur structure, la qualité du site et les liens qu’il reçoit (voir améliorer son référencement naturel).

Le nom de domaine reste utile de façon indirecte : un nom clair et rassurant donne envie de cliquer dans les résultats de recherche et se retient mieux.

3. Choisir la bonne extension

  • .fr : naturel pour une entreprise qui s’adresse à des clients en France. Il est réservé aux personnes et entreprises établies dans l’Union européenne (et quelques pays associés).
  • .com : extension la plus connue, adaptée à une activité internationale ou à une marque qui veut une adresse neutre.
  • Extensions nouvelles (.shop, .studio, .bzh…) : elles peuvent être originales, mais restent moins familières pour une partie du public.

Quand c’est possible, réservez le .fr et le .com et faites rediriger l’un vers l’autre. Vous évitez ainsi qu’un concurrent ou un tiers ne s’en empare.

4. Faire court et facile à dicter

Un bon test : dictez votre nom de domaine au téléphone. Si vous devez l’épeler ou préciser « avec deux t », il est trop compliqué. Visez un nom court, sans ambiguïté d’orthographe, que l’on peut taper sans erreur sur un smartphone.

5. Éviter les tirets, les chiffres et les accents

  • Tirets : un tiret se dit mal à l’oral et s’oublie facilement. Un seul tiret peut être acceptable si le nom est illisible sans.
  • Chiffres : faut-il écrire « 3 » ou « trois » ? Le doute fait perdre des visiteurs.
  • Accents : techniquement possibles, mais ils posent encore des problèmes dans certaines adresses e-mail et outils. Réservez la version sans accent.

6. Vérifier la disponibilité… et les droits

Un nom disponible à l’enregistrement n’est pas forcément libre de droits. Avant de réserver :

  • vérifiez qu’il ne reprend pas une marque déposée par un tiers (base de l’INPI pour la France) ;
  • regardez s’il n’existe pas déjà une entreprise connue avec un nom très proche ;
  • vérifiez la disponibilité des noms d’utilisateur sur les réseaux sociaux que vous comptez utiliser.

7. Enregistrer le domaine au nom de votre entreprise

C’est un point souvent négligé. Si votre prestataire réserve le nom de domaine pour vous, vérifiez que le titulaire est bien votre entreprise et que vous avez accès au compte. En cas de changement de prestataire, c’est vous qui devez pouvoir transférer le domaine, sans dépendre de personne.

8. Penser aux adresses e-mail professionnelles

Le nom de domaine sert aussi à vos e-mails : « contact », « devis » ou votre prénom, suivis de votre propre nom de domaine. Une adresse sur votre propre domaine inspire davantage confiance qu’une adresse gratuite. Raison de plus pour choisir un nom court et facile à épeler.

9. Protéger les variantes utiles

Selon votre activité, il peut être utile de réserver quelques variantes : l’autre extension, une faute de frappe fréquente, ou le nom avec et sans tiret. Inutile d’en acheter des dizaines : concentrez-vous sur celles qu’un client pourrait réellement taper.

10. Activer le renouvellement automatique

Un nom de domaine expiré, c’est un site et des e-mails qui ne fonctionnent plus du jour au lendemain, et parfois un nom récupéré par quelqu’un d’autre. Activez le renouvellement automatique et gardez à jour le moyen de paiement et l’adresse e-mail de contact du compte.

Et si vous avez déjà un nom de domaine ?

Changer de nom de domaine est possible, mais ce n’est jamais anodin : toutes les anciennes adresses doivent être redirigées une par une vers les nouvelles, et le changement doit être déclaré dans la Google Search Console. Sans cela, le site perd une partie de sa visibilité. Si votre nom actuel n’est pas parfait mais fonctionne, il est souvent plus sage de le garder et d’améliorer plutôt le site lui-même, par exemple lors d’une refonte de site internet.

Questions fréquentes sur le nom de domaine

Le nom de domaine influence-t-il le référencement ?

Peu. Google ne favorise plus un site parce que son adresse contient le mot-clé recherché. Un nom de domaine joue surtout sur la mémorisation, la confiance et le taux de clic. Le contenu et la qualité du site comptent bien davantage.

Faut-il choisir un .fr ou un .com ?

Pour une entreprise qui travaille en France, le .fr est un choix naturel et rassurant. Le .com convient à une activité internationale. L’idéal est de réserver les deux quand ils sont disponibles et de rediriger l’un vers l’autre.

Combien coûte un nom de domaine ?

Le prix dépend de l’extension et du bureau d’enregistrement. Un .fr ou un .com reste peu coûteux, mais comparez le prix du renouvellement, souvent différent de celui de la première année.

Peut-on changer de nom de domaine plus tard ?

Oui, mais c’est une opération délicate : il faut rediriger chaque ancienne adresse vers la nouvelle et déclarer le changement dans la Search Console pour conserver le référencement. Mieux vaut bien choisir dès le départ.

À qui doit appartenir le nom de domaine ?

À votre entreprise. Vérifiez que le titulaire enregistré est bien votre société, et non votre prestataire, et gardez l’accès au compte du bureau d’enregistrement.

Pour aller plus loin

Le nom de domaine est l’une des premières briques du projet. Pour cadrer le reste, consultez le cahier des charges d’un site vitrine, ou confiez-moi la création de votre site internet : je vous accompagne aussi dans le choix et l’enregistrement du domaine.

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