Mettre à jour WordPress sans casser son site

Les pastilles de mises à jour s’accumulent dans l’administration, et vous hésitez à cliquer de peur de casser le site ? C’est une crainte légitime, mais ne pas mettre à jour WordPress est bien plus risqué : de nombreux piratages exploitent des failles déjà corrigées dans les versions récentes. Voici la méthode pour faire vos mises à jour sereinement, et que faire quand une mise à jour refuse de s’installer.
Ce qu’il faut mettre à jour
- Le cœur de WordPress : versions mineures (correctifs, par exemple de x.1 à x.1.1) et versions majeures (nouvelles fonctionnalités).
- Les extensions : ce sont elles qui présentent le plus de failles de sécurité.
- Le thème, et le thème parent si vous utilisez un thème enfant.
- Les traductions.
- La version de PHP du serveur, qui se met à jour chez l’hébergeur.
Pensez aussi à supprimer les extensions et thèmes inutilisés : désactivés, ils restent présents sur le serveur et peuvent être exploités.
Avant de mettre à jour
- Faites une sauvegarde complète (fichiers et base de données) et vérifiez qu’elle est récupérable. La méthode est détaillée dans sauvegarder son site WordPress.
- Lisez les notes de version des mises à jour importantes : une version majeure d’une extension peut changer son fonctionnement.
- Choisissez le bon moment : en période calme, quand vous avez le temps de vérifier le site après coup. Pas un vendredi soir avant de partir en congés.
- Pour un site important ou une boutique, testez d’abord sur une copie du site (préproduction).
Mettre à jour pas à pas
- Rendez-vous dans Tableau de bord > Mises à jour.
- Mettez à jour les extensions une par une plutôt que toutes d’un coup : en cas de problème, vous saurez immédiatement laquelle est en cause.
- Mettez à jour le thème, puis le cœur de WordPress.
- Après chaque étape, ouvrez le site dans une fenêtre de navigation privée et vérifiez les pages principales, le menu, les formulaires et, le cas échéant, le tunnel de commande.
- Videz les caches (extension de cache, hébergeur) une fois terminé.
Pendant quelques secondes, WordPress affiche lui-même un message de maintenance : c’est normal. S’il reste affiché, voir site bloqué en maintenance.
Les mises à jour automatiques : oui, mais lesquelles ?
WordPress installe automatiquement les mises à jour mineures du cœur, qui contiennent les correctifs de sécurité. Laissez cette fonction active.
Depuis l’écran des extensions et des thèmes, vous pouvez aussi activer les mises à jour automatiques élément par élément. C’est une bonne option pour les extensions très fiables d’un petit site, à condition d’avoir des sauvegardes automatiques et de jeter un œil au site régulièrement. Sur un site qui génère du chiffre d’affaires, des mises à jour contrôlées restent préférables.
Mettre à jour la version de PHP
WordPress fonctionne avec le langage PHP, dont chaque version n’est maintenue que quelques années. Une version dépassée ne reçoit plus de correctifs de sécurité et rend le site plus lent.
- Vérifiez la version utilisée dans Outils > Santé du site : WordPress signale si elle est trop ancienne.
- Faites une sauvegarde.
- Changez la version depuis l’espace client de votre hébergeur.
- Testez le site : une extension ancienne peut ne pas supporter la nouvelle version et provoquer une erreur critique. Dans ce cas, revenez à la version précédente le temps de mettre à jour ou remplacer l’extension.
Mettre à jour WordPress manuellement (par FTP)
Si l’administration est inaccessible ou que la mise à jour automatique échoue, vous pouvez mettre à jour le cœur à la main :
- sauvegardez le site ;
- téléchargez la dernière version de WordPress sur wordpress.org (en français sur fr.wordpress.org) et décompressez-la ;
- connectez-vous au serveur en FTP ou SFTP ;
- remplacez les dossiers wp-admin et wp-includes par les nouveaux ;
- remplacez les fichiers à la racine, sauf wp-config.php ;
- ne touchez pas au dossier wp-content, qui contient vos médias, thèmes et extensions ;
- connectez-vous à l’administration : si une mise à jour de la base de données est nécessaire, WordPress la propose.
Pour une extension, il est aussi possible d’envoyer la nouvelle version au format .zip depuis Extensions > Ajouter : WordPress propose alors de remplacer la version installée.
Quand la mise à jour échoue
WordPress demande des identifiants FTP
WordPress ne parvient pas à écrire dans ses propres fichiers. La cause est presque toujours un problème de droits d’accès sur le serveur (en général 755 pour les dossiers et 644 pour les fichiers) ou de propriétaire des fichiers. Faites corriger ces droits, au besoin par l’hébergeur.
« Une autre mise à jour est en cours »
Une mise à jour précédente a été interrompue et a laissé un verrou. Celui-ci expire de lui-même au bout d’environ quinze minutes : patientez, puis relancez la mise à jour.
« Échec de l’installation » ou « Impossible de créer le dossier »
L’espace disque de l’hébergement est peut-être plein, ou le serveur manque de temps ou de mémoire pour terminer l’opération. Faites de la place (anciennes sauvegardes stockées sur le serveur, fichiers inutiles) et réessayez.
Le site est cassé après la mise à jour
Identifiez l’élément mis à jour en dernier, désactivez-le, et consultez la méthode décrite dans erreur critique WordPress. En dernier recours, restaurez la sauvegarde faite juste avant.
Questions fréquentes
Faut-il activer les mises à jour automatiques de WordPress ?
Les mises à jour mineures (correctifs de sécurité) sont automatiques par défaut et doivent le rester. Pour les versions majeures et les extensions, l’automatique convient à un petit site avec des extensions fiables et des sauvegardes régulières ; sur un site important, mieux vaut des mises à jour contrôlées.
Que risque-t-on à ne pas mettre à jour WordPress ?
Principalement des failles de sécurité connues et exploitées par des robots, des incompatibilités qui s’accumulent, et une mise à jour beaucoup plus délicate le jour où elle devient inévitable.
Pourquoi WordPress me demande-t-il mes identifiants FTP ?
Parce qu’il ne parvient pas à écrire directement dans ses fichiers, en général à cause de droits d’accès mal réglés sur le serveur. Il faut corriger ces droits (ou demander à l’hébergeur) plutôt que de saisir les identifiants à chaque mise à jour.
À quelle fréquence mettre à jour WordPress ?
Vérifiez les mises à jour au moins une fois par semaine ou toutes les deux semaines, et appliquez rapidement les correctifs de sécurité. Les mises à jour majeures peuvent attendre quelques jours, le temps que les extensions soient compatibles.
Pour aller plus loin
Vous n’avez pas le temps de surveiller les mises à jour, ou vous craignez de casser votre site ? La maintenance de site WordPress prend en charge les mises à jour, avec une sauvegarde complète avant chaque intervention.
